La lecture et la culture de l’écran

La dernière enquête de l’Insee parue dans Insee Première porte sur les conditions de vie des français et en particulier l’évolution de la gestions du temps sur une journée de vie moyenne. Elle montre en termes de temps consacré aux loisirs une augmentation régulière du temps passé devant les écrans, et surtout une érosion régulière du temps consacré à la lecture. Les analystes écrivent ainsi que : « Le temps consacré à la lecture (livres, journaux, y compris lecture de journaux sur Internet) a diminué d’un tiers depuis 1986, perdant 9 minutes par jour. Les inactifs et les chômeurs ont particulièrement contribué à cette évolution, mais en fait, tout le monde lit de moins en moins. Les retraités restent les plus gros lecteurs, avec plus d’une demi-heure de lecture par jour.  »

La culture de l’écran s’impose de manière nette. Le temps de loisir consacré à l’écran est en moyenne de 2h30 en 2011. Et, « si le temps passé devant la télé croît avec l’âge, ce n’est pas le cas du temps passé devant un écran. En effet, les plus jeunes passent plus d’une heure par jour en moyenne devant un écran d’ordinateur, tandis que les plus de 50 ans ne lui accordent que 20 minutes. Les lycéens et les étudiants ont en partie remplacé la télévision par l’ordinateur et l’Internet : une demi-heure de moins pour la première, trois quarts d’heure de plus pour les seconds. Quel que soit l’âge, il s’agit d’une activité typiquement masculine : les hommes de moins de 25 ans passent ainsi une demi-heure de plus que les femmes du même âge devant un ordinateur. »

 

 

Toutefois, la lecture reste un loisir d’importance et est mieux considéré que l’informatique ou le temps passé sur Internet. Mais sa place recule également.

 

 

Les bibliothèques ont donc à s’adapter à cette situation qui se confirme enquête après enquête. La place de la lecture recule dans notre société, celle du livre également. Ce n’est cependant pas le cas de la place de l’écrit. Car Internet est à la fois le lieu de la culture de l’image et celui de la culture de l’écrit. L’écran doit donc poursuivre sa pénétration dans les bibliothèques ; et ces dernières ont à inventer de nouvelles formes d’accès à l’écrit et au savoir. C’est en cela que la médiation numérique se justifie pleinement.

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