L’ouverture des données publiques

Le mouvement de l’Open Data est en route en France avec un net retard sur les pays anglo-saxons, Etats-Unis et Grande-Bretagne en tête. Quelques initiatives ont vu le jour, notamment celle du département de la Saône et Loire, de la ville de Rennes ou encore de la ville de Paris.

L’Etat vient de Franchir une étape dans ce domaine. En effet, lors du dernier CMPP, a été annoncée l’ouverture de la plate-forme d’open data de la France. Cette initiative a été conduite par Etalab (ce dispositif était intégré à la RGPP.)

L’ouverture des données publiques lancée par le gouvernement est encore très timide, mais c’est un premier pas qu’il faut saluer. Les formats de données accessibles ne sont pas entièrement libres, plutôt majoritairement propriétaires. Là demeure un point à corriger. Et de nombreuses associations le font remarquer.

Le site OWNI estime que les données ne sont pas encore totalement libérées. Un article en particulier mentionne cette difficulté.

« Au final, peut-on vraiment parler d’une avancée pour le citoyen ?

Oui, mais se pose le problème de l’accessibilité. Et pour rendre ces données brutes accessibles, il faut des intermédiaires. C’est là qu’intervient le journaliste. L’activité de lobbying des militants de l’Open Data a besoin derrière de personnes pour rendre les données obtenues accessibles à tous. Et c’est sûrement là que se trouve le principal problème en France.
Encore une fois, si l’on compare aux États-Unis, on tient compte de l’utilisation de bases de données dans le journalisme depuis beaucoup plus longtemps. Dès les années 1960, on trouvait là bas ce que l’on appelait les CAR (computer associated reporter). On peut situer l’origine au moment des émeutes de Détroit, en 1967. On a commencé à utiliser les premiers ordinateurs pour faire des questionnaires automatisés. Les gens dans la rue étaient principalement des noirs, et personne ne comprenait vraiment leurs revendications. Grâce à ce travail, on a pu montrer que contrairement aux idées reçues, la majorité des émeutiers étaient des gens qui avaient un assez bon niveau d’étude. Ensuite, cela s’est développé vraiment à partir de la fin des années 1980, où beaucoup de journalistes étaient aussi un peu statisticiens, et traitaient de sujets comme l’éducation, la démographie ou la criminalité, basés quand même essentiellement sur des chiffres. » (Sources : Owni – Entretien avec Sylvain Parasie)

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