Archives pour la catégorie Bibliothèques numériques

Fin de partie ?

Bonsoir,

ce blog va bientôt cesser d’exister ; il démarre une autre vie sur la plateforme « Hypotheses.org« .

Vous pourrez continuer à lire les billets et à suivre les éléments de réflexion sur le métier sur le carnet de veille et de vulgarisation qui vient d’ouvrir.

La nouvelle adresse du site est la suivante : http://livbibnum.hypotheses.org/

Bonnes lectures et bon vent.

 

Louis Burle

 

La Bibliothèque publique d’Ottawa se met aux mobiles

La Bibliothèque Publique d’Ottawa a développé une gamme complète d’applications pour mobiles et tablettes afin de donner accès sur ces outils nomade à tous les services qu’elle propose, notamment son catalogue en ligne et son site internet. Ces applications se répandent dans toutes les bibliothèques nord américaines. En France, en revanche, peu d’établissements de lecture publique ont franchi ce pas. La première bibliothèque a avoir développé une application sur mobile est la BMVR de Toulouse ; elle sera suivie dans peu de temps par les médiathèques du San Ouest Provence qui ont développé une application pour la catalogue Koha et qui en feront bénéficier la communauté des utilisateurs.

Ces outils demeurent donc encore peu répandus en France alors même que les possesseurs de Smartphones ont de plus en plus nombreux.

Construire, développer et faire vivre une offre de services en ligne en bibliothèque publique

Cet article a fait l’objet d’une présentation détaillée à la Bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence le 20 décembre 2011; il est destiné à être enrichi très progressivement.

Produire une offre de services en ligne structurée en bibliothèque publique repose sur une série de préalables : l’informatisation de l’établissement, l’informatisation des collections, la mise en ligne du catalogue et la possibilité pour les usagers d’accéder à internet au sein de la bibliothèque. Ces pré-requis sont d’ailleurs indispensables.

Tout type d’offre peut se structurer assez simplement de la manière suivante :

1. Le développement de services traditionnels dématérialisés :

  • mise en œuvre d’un site internet,
  • mise en ligne du catalogue,
  • déploiement de services facilitant les relations avec l’usager et les transactions : FAQ, suggestions d’achat, remarques et doléances, bibliographies sur demande, compte lecteur, prolongations de prêt, réservations,
  • enrichissement du catalogue avec une dimension participative et la mise en œuvre de catalogues thématiques en fonction des catégories d’âge,
  • déploiement, autour de ce premier volet, de services techniques relevant du web 2.0 (tags (l’indexation personnelle), flux rss (syndication de contenu), etc.)

2. Le développement d’une offre de collections dématérialisées :

  • en matière de livre numérique,
  • en matière de presse,
  • en matière de cinéma (la Video On Demand (VOD) ou la VàD),
  • en matière de musique en ligne,
  • en matière d’autoformation,
  • pour la jeunesse et les adolescents.

3. Le développement de la production de contenus et leur médiation numérique :

  • le déploiement de services de question/réponse,
  • l’éditorialisation de contenu,
  • le développement de services géolocalisés,
  • la valorisation patrimoniale issue de la numérisation.

Les bibliothèques sont désormais amenées à développer rapidement une offre clairement structurée de services en ligne et la formation des personnels dans ce domaine devient un enjeu majeur (alors même que des clivages professionnels demeurent et que l’informatique – nécessaire – peut continuer à faire peur). Pour déployer une telle offre, le cheminement le plus simple est le suivant :

1. Le développement de services traditionnels dématérialisés :

  • mise en œuvre d’un site internet

Il s’agit là du premier outil nécessaire à l’image de la bibliothèque ; et il est absolument nécessaire de dépasser la simple page d’information sur le site internet de la commune. Or, cette pratique est encore beaucoup trop répandue et elle nuit fortement à l’image de l’établissement auprès des usagers.

  • mise en ligne du catalogue,
  • déploiement de services facilitant les relations avec l’usager et les transactions : FAQ, suggestions d’achat, remarques et doléances, bibliographies sur demande, compte lecteur, prolongations de prêt, réservations,
  • enrichissement du catalogue avec une dimension participative et la mise en œuvre de catalogues thématiques en fonction des catégories d’âge (de ce point de vue les bibliothèques du San Ouest Provence comme celle de Lille ont un temps d’avance),
  • déploiement, autour de ce premier volet, de services techniques relevant du web 2.0 (tags (l’indexation personnelle), flux rss (syndication de contenu), etc.)

2. Le développement d’une offre de collections dématérialisées :

  • en matière de livre numérique

L’offre de livres numériques

La place des liseuses et des tablettes numériques

  • en matière de presse,
  • en matière de cinéma (la Video On Demand (VOD) ou la VàD),
  • en matière de musique en ligne,
  • en matière d’autoformation,
  • pour la jeunesse et les adolescents.

3. Le développement de la production de contenus et leur médiation numérique :

  • le déploiement de services de question/réponse,
  • l’éditorialisation de contenu,
  • le développement de services géolocalisés,
  • la valorisation patrimoniale issue de la numérisation (l’exemple de Gallica parle de lui-même).

Le déroulé possible de la formation.

Un outil de mobilité développé par Archimed

La société Archimed vient de développer un produit mutualisé pour exposer son catalogue sur mobile et Smartphone à destination des bibliothèques et médiathèques. Il s’agit de l’outil appeler MobiLitté. Il s’agit selon les mots du blog de la société d’une :

«  application prête à l’emploi, accessible par simple abonnement pour la bibliothèque mais entièrement gratuite pour le lecteur, permet à votre établissement d’être visible en un tournemain et de proposer vos services aux lecteurs identifiés dans votre SIGB.

Grâce à MobiLitté, un lecteur peut interroger une base de plus d’un million et demi de livres et vérifier instantanément si l’édition qui l’intéresse est disponible dans votre bibliothèque. La base de données contient toutes les références distribuées en France. »

Elle n’est pour le moment pas déployée en bibliothèque. Il sera intéressant d’observer son usage et son intérêt dès 2012.

Pour Iphone

Orange et le livre

L’opérateur Orange poursuit le développement de son offre de contenus culturels numériques. Concernant le monde du livre, il développe à la fois une bibliothèque numérique pour laquelle il a lancé un appel à partenariat ainsi qu’une offre à destination des lecteurs. Il a ainsi ouvert un site très proche des possibilités offertes par Libfly et Babelio. Il s’agit de construire une communauté d’e-lecteurs ayant la possibilité de critiquer des livres, de se constituer une bibliothèque et d’échanger des ouvrages. Lecteurs.com est bien un « réseau social du livre ». Là où une différence existe, c’est dans la force de frappe dont dispose Orange qui n’a pas de commune mesure avec celle de la société Archimed développant Libfly ou de Babelio.

L’objectif est bien sûr d’offrir des services complémentaires aux clients abonnés d’Orange, mais également de préparer le terrain pour l’offre commerciale – la Bibliothèque numérique – censée concurrencer celle du géant Amazon. Reste qu’Amazon a développé une offre sur le modèle d’Apple, un système de lecture couplé à un reader. Pour l’instant, l’offre d’Orange n’intègre pas cette dimension.

Le catalogue de la Bibliothèque publique de New York

La New York Public Library vient de se doter d’un nouveau catalogue en ligne particulièrement performant et innovant. Il intègre à la fois un outil de recherche fédéré ainsi qu’un outil plus classique de recherche bibliographique. Il est développé par la société Bibliocommons.

La recherche bibliographique est très simple et s’accompagne de possibilités de recherche enrichies par « tag », « tone », par « genre » et par « thème ». Cela permet de naviguer d’un univers sémantique à l’autre et offre de nombreux rebonds.

L’internaute est invité à enrichir les notices et à compléter son « bibliothèque personnelle » qui est publique, s’il le souhaite. Ce catalogue est un bon exemple de ce que constitue l’enrichissement en termes de contenus et la dimension participative d’un Opac aujourd’hui.

La NYPL propose d’ailleurs une vidéo présentant le fonctionnement de son nouvel outil de recherche.

Amazon et le livre numérique en France

Amazon a décidé de commercialiser la quatrième génération du Kindle en France. La stratégie commerciale déployée est très agressive puisque la firme propose son reader à 99 €. Ce prix en fait la liseuse la moins chère du marché actuellement. Cela devrait séduire nombre de clients pour le moment réticents, au delà du simple effet de curiosité. Toutefois, reste à savoir quelle sera l’offre de titres en français accessible via ce reader ?

Et là, les choses se précipitent puisque des maisons d’éditions signent avec Amazon (Gallimard, Hachette, Albin Michel, les Edtions du Rocher) et que les plateformes de distribution de livres numériques se disent prêtent à travailler avec le géant américain (c’est le cas notamment d’Eden Livres).

Et comment se positionnent les bibliothèques face à cette offre commerciale qui se structure ? Nombreuses sont celles qui font l’expérience du prêt de readers ou de tablettes tactiles (c’est le cas de Troyes, de Martigues, d’une expérience pilote portée par le Motif, etc.) Il n’en reste pas moins que l’appétit pour ces technologies demeure limité. C’est encore l’effet de curiosité qui joue à plein en bibliothèque, faute d’une offre de contenus suffisante.