Archives pour la catégorie Economie du livre

Un agrégateur de contenus numériques : Libook

 

De l’autre côté de la frontière, ma foi,  le livre numérique se développe également et les préoccupations sont similaires à ce qui se déroule dans l’hexagone, comme à l’accoutumée par trop replié sur lui-même. L’édition numérique comme la diffusion numérique se structurent à grande vitesse. Un acteur développant des solutions pour Ipad et Kindle surnage ; il s’agit de la société Libook ; son catalogue n’est pas encore très conséquent ; mais, il n’y a pas de quoi rougir.

 

 

 

Comme ils l’écrivent : « LiBook propose son savoir-faire dans la diffusion et la promotion de livres électroniques (eBooks) sur les plateformes de distribution Amazon Kindle (pour Kindle, Android, iPad, etc.), ainsi qu’Apple Store (pour iMac, iPhone et iPad).  » Une entreprise à suivre donc.

 

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Immatériel – un agrégateur de livres numériques

L’entreprise Immatériel propose de construire pour les libraires, les éditeurs et les bibliothèques des solutions de vente ou de prêt de livres électroniques en ligne.

Une petite vidéo permet de bien se rendre compte de leur offre de services.

Distribution numérique from immatériel·fr on Vimeo.

Une rentrée littéraire numérique ?

A lire la presse depuis la fin du mois d’août 2012, il semblerait que les choses changent, que la vapeur se renverse enfin ; le marché du livre numérique décolle ? Cela n’est en aucune façon une certitude assurée. pour le moment, le seul élément tangible tient dans le fait que nombreuses sont les nouveautés de la rentrée littéraire à être éditées à  fois au format numérique et au format papier. Il y a donc un frémissement du côté de l’offre.

Quant sera t’il du côté de la demande  ? Les jeux ne sont pas faits, loin de là. La démultiplication des supports de lecture numérique et l’équipement massif des ménages en tablettes tactiles changent effectivement la donne. Mais, il est encore un peu tôt pour faire un pronostic définitif. les chiffres de fi d’année donneront une idée claire des changements en cours (s’ils s’opèrent bien sûr).

Le paysage change, c’est un fait. Mais des bouleversements plus forts sont à craindre du côté du positionnement sur le marché européen et français des géants de l’internet, en particulier Google avec la version française de Google Play et Amazon avec l’arrivée sur le marché de la nouvelle génération du Kindle Fire et de ses dérivés. La bataille qui s’engage sera décisive et douloureuse. Et son issue n’est pas incertaine ; on voit déjà poindre à l’horizon la force de l’un de ces deux géants.

 

Mettre des livres numériques à disposition dans les bibliothèques publiques ?

Mettre des livres numériques à disposition dans les bibliothèques publiques ?
La diminution du nombre de lecteurs inscrits comme celle des prêts obligent les bibliothèques/médiathèques françaises à réagir ; dans un contexte général de rapide évolution technologique et de mutations profondes des habitudes et usages culturels, la prise en compte des changements affectant la société devient pour les établissements de lecture publique une criante nécessité. Le paysage de la lecture publique français est encore trop marqué par le poids des habitudes et l’enfermement des bibliothécaires sur un modèle figé et passéiste, celui de la seule bibliothèque de prêt.
Certes les collections et le livre demeurent le socle du métier ; mais un changement de stratégie s’impose. Patrick Bazin écrivait déjà cela sur son blog sur Livres Hebdo.fr : la seule voie pour les bibliothèques, c’est celle du public. Cinq années ont passé et le paysage ne s’est que partiellement transformé, les habitudes perdurent, tenaces et délétères. Heureusement, les expérimentations se sont démultipliées. Mais, les bibliothèques n’ont pas encore fait leur mue. La dématérialisation des contenus culturels oblige à repenser la manière d’accéder et de diffuses ces contenus. Pour le livre – à la différence de la musique et du cinéma – il reste un peu de temps (la bataille n’est pas perdue).
1. Quels sont les acteurs sur le marché du livre numériques ?
Ce marché – encore naissant – est en train de se structurer à marche forcée dans les pays anglo-saxons ; l’offre s’étant généralisée, la demande est désormais présente. De nombreux acteurs s’activent. Mais, le principal est Amazon qui fixe peu ou prou les règles du jeu ; cette société développe une stratégie commerciale inspirée de celle d’Apple dans la musique numérique (une stratégie intégrée déployant une structure unifiée de vente en ligne des fichiers musicaux, un format dédié, un terminal de lecture unifié, un grille tarifaire pré-déterminé qui s’est imposée à tous les acteurs de la musique). Apple a su créer un quasi monopole dans la diffusion de la musique numérique. Pour les livres numériques, Amazon déploie un site de vente en ligne performant (lui permettant de négocier avec les éditeurs des accords de vente exclusive et/ou de forts rabais), un format unique ainsi qu’un terminal de lecture unique (le Kindle, à moins de 100 €). Cette société peut se permettre donc de fixer pour partie les prix dans le monde anglo-saxon tout en cassant
les prix sur le marché des e-readers (liseuses).
Les clients anglo-saxons se dotent par ailleurs massivement de terminaux de lecture. En France, cet acteur majeur conteste non ouvertement la loi sur le prix unique du livre comme la stratégie gouvernementale d’encadrement du prix des livres électroniques. Le marché français dans ce domaine demeure atone ; les ventes de livres numériques ne décollent pas (à peine 2% des ventes totales de livre). Les éditeurs restent frileux. L’offre est donc très limitée, ce qui n’encourage en aucune façon la demande. Les acteurs sont trois plate formes de distribution : Numilog pour Hachette, Eden-livre (pour le seuil) ainsi que la société Immatériel, dernière arrivée. Elles regroupent à peine 60 000 titres soit moins qu’une année de production de l’ensemble du marché français et moins de 10% de la totalité des livres disponibles sur le marché (quelques 600 000
titres). Les client français se dotent peu à peu de terminaux (tablettes ou liseuses) mais selon un rythme beaucoup plus faible que dans les pays anglo-saxons. L’année 2011 a cependant marqué un changement net car les ventres en France (comme dans le monde) se sont brusquement accélérées.
2. Quelle offre pour les bibliothèques ?
Cette dernière est très faible ; plusieurs sociétés offrent du contenu pour les bibliothèques. Il s’agit de :

  1. Numilog avec 50 000 titres pour les bibliothèques (dont 20 000 des éditions de l’Harmattan) en téléchargement ou en streaming,
  2. L’Harmattan avec 20 000 titres regroupés au sein de la plate forme l’Harmathèque en téléchargement,
  3. Lekti écriture avec 800 titres de petits éditeurs, en streaming
  4. L’immatériel avec une offre limitée également (deux possibilités de consultation offertes),
  5. Bibliovox avec près 8000 titres uniquement en streaming.

Seul le contenu proposé par la société Numilog paraît suffisamment important pour pouvoir satisfaire les demandes potentielles des usagers des bibliothèques. Les rares retours existants sur les expérimentations de mise à disposition de livres numériques en bibliothèque montre que la seule solution est de coupler cela avec le prêt de terminaux de lecture. Cette nouvelle manière de lire est couplée à l’intérêt passager pour la nouveauté technologique. Les prêts de livres numériques (homothétiques) progressent fortement lorsque la bibliothèque met à la disposition de l’usager une liseuse ou une tablette tactile.
Toutefois, le modèle de prêt conçu par Numilog qui est une translation pure et simple dans l’univers numérique du modèle de la bibliothèque traditionnel n’est pas opérant à moyen terme. A l’âge de l’accès et de l’illimité, organiser la gestion de la pénurie en ne proposant qu’un exemplaire d’un même titre est par trop limité. Les bibliothèques auront besoin d’offres respectant le droit d’auteur mais permettant d’offrir aux usagers davantage d’exemplaires.

Le prix du livre numérique demeure également un frein à l’acquisition massive par les bibliothèques de collections numériques (il est en moyenne de 25 à 30 % inférieur au coût d’un livre papier). La récente loi sur le prix du livre numérique et sur le taux de TVA applicable à ce livre devrait permettre une baisse du prix moyen. Toutefois, rien ne dit dans quelle proportion cette baisse sera répercutée sur le prix du livre (le delta étant tout de même de 12,6 %). Une seconde difficulté s’ajoute au coût du livre numérique, celle des licences de prêt attachées ou non aux livres numériques. Actuellement, les plate formes existantes n’ont pas prévu cela en dehors de Numilog. L’offre est donc d’autant plus restreinte.
3. Pourquoi tout de même développer une offre de livres numériques en bibliothèque ?
Malgré toutes les difficultés pointées – la principale étant le manque de maturité du marché – offrir des livres numériques en bibliothèque publique est une nécessité. De fait, plusieurs raisons peuvent être invoquées :

  • cela constitue un service nouveau et donc moyen de fidéliser sont public ou d’attirer de nouveaux usagers ;
  • le développement de collections numériques est soutenu par l’Etat dans le cadre de la DGD, s’il est lié à une opération d’investissement ;
  • la constitution d’une collection de livres numériques est complémentaire du développement des collections de la bibliothèque et constitue une brique à part entière de la politique documentaire de l’établissement ;
  • les bibliothèques doivent s’adapter aux changements et accompagner leurs usagers dans les évolutions affectant le livre comme les supports de lecture ; cela fait partie de leur mission d’éducation tout au long de la vie ;
  • le livre numérique ne va pas remplacer le livre papier ; toutefois, à l’avenir, les livres numériques ne seront plus nécessairement des livres homothétiques ; ils seront natifs ; les bibliothèques devront donc nécessairement s’en doter afin d’enrichir leur offre documentaire et de suivre la création.
  • Enfin, la bibliothèque conserve une mission éminemment sociale, celle d’offrir à tous un accès à la connaissance.

Walrus – studio d’édition et de création de livres numériques

Parmi les acteurs de la chaîne du livre numérique qui se constitue peu à peu, émergent les concepteurs de livres numériques augmentés ou multimédias ; le studio Walrus est l’un d’entre eux.

Voici comment ils se présentent :

« WALRUS est un studio de création spécialiste du livre numérique.

Nous mettons à votre disposition tous les outils techniques, innovants et créatifs qui, couplés à notre savoir-faire, vous permettront de réaliser les publications les plus ludiques, inventives et enrichissantes qui soient ! A l’aide de notre équipe, votre ouvrage prendra alors une autre route: celle de la nouveauté, de l’innovation et de l’interactivité.

Vous voulez un avis, un conseil de spécialiste ? WALRUS est là pour vous aider.

En concertation avec vos auteurs, vos équipes éditoriales et rédactionnelles, vos services de communication/marketing si vous êtes une entreprise, nous réfléchissons avec vous à l’expérience que doit être la lecture d’une publication numérique et vous proposons dans les plus brefs délais des solutions techniques et artistiques adéquates.

Walrus est, bien entendu, un expert reconnu de la conversion de livres au format numérique – ePub. Tout ce que vous avez à faire, c’est de nous donner votre texte: nous faisons en sorte de vous offrir ensuite le plus beau ePub qui soit, avec un code limpide (rien à voir avec les logiciels de conversion automatique ou les exports InDesign). Ce code limpide permettra l’élaboration de CSS (mises en page personnalisées) lisibles sur toutes les tablettes et supports, dans les meilleures conditions possibles.

Choisir Walrus, c’est choisir la qualité et l’interopérabilité.

Mais le livre numérique n’est pas qu’homothétique: il est aussi multimédia.

Nous vous offrons, par exemple, de créer les contenus multimédias de vos futurs livres enrichis : qu’il s’agisse de vos vidéos, de vos sonorisations, de vos graphiques interactifs, de vos cartes animées/géolocalisées ou encore de vos animations 3D, ils seront réalisés avec le plus grand soin par nos collaborateurs issus du clip, de la publicité ou du web design. En faisant appel à nous, vous mettez toutes les chances de votre côté.

Mais notre métier ne s’arrête pas là. Car il faut savoir envisager tous les aspects du numérique.

Si vous voulez créer l’événement en testant des narrations alternatives, des modes de lecture qui toucheront l’imagination de vos futurs acheteurs, de la promotion virale orientée réseaux sociaux ou réalité augmentée, n’hésitez pas : chez Walrus, on sait relever les défis.

Nous vous proposons des services de consulting et de conseils personnalisés pour accompagner votre entreprise ou votre projet d’édition. Nous donnons également des conférences publiques autour du livre numérique, et participons à des tables rondes.

On ne vous l’avait pas dit ? Le livre de vos rêves existe déjà. »

La proposition faite est aussi celle de repenser les modes de lecture.

Et ce studio de création de livres numériques se pense en fait comme un véritable éditeur dans la sphère numérique. Ils diffusent d’ailleurs les auteurs produits via l’Itunes Store.

La chaîne du livre « numérique » évolue à grande vitesse et les éditeurs traditionnels demeurent toujours frileux alors même que les pouvoirs publics déploient des moyens financiers conséquents pour les accompagner et les soutenir.

Un article de Rue 89 sur la question du droit d’auteur et du livre numérique en Jeunesse

Rue89 pointe une difficulté chez Milan Jeunesse. L’article a été rédigé par Aurélie Champagne. Il met en lumière quelques difficultés liées à l’adaptation des contrats au numérique ainsi que le fait que certains auteurs ne comprennent pas les nouveaux enjeux dans ce domaine en matière de respect de la propriété intellectuelle.

« Une mystérieuse lettre-contrat invite les auteurs et illustrateurs des publications de cette filiale de Bayard à céder certains de leurs droits sur leurs œuvres futures.

Les unes de Toupie, Toboggan, Moi je lis et Wapiti, Milan Presse, Bayard, 2011

Ils sont illustrateurs ou auteurs pour les magazines Toboggan, Toupie, Histoires pour les petits, Wapiti, J’apprends à lire, Moi je lis ou Julie. Depuis un peu plus d’un an, Milan Presse, filiale du groupe Bayard, leur demande de signer un nouveau document : une lettre-accord « encadrant » leurs conditions de travail.

« Une lettre incompréhensible », selon Clémentine, illustratrice, « du jargon juridique ». L’idée : ceux qui ne signeront pas cette lettre ne pourront pas travailler pour les diverses publications de Milan.

Céder ses droits sur ses œuvres futures

Voir le document

(Fichier PDF)

Cette lettre a valeur de contrat. Elle définit en des termes non-négociables les modalités d’exploitation et de ré-exploitation des créations à venir.

Les auteurs sont invités à céder leurs droits sur l’exploitation numérique et internationale de leurs œuvres. Le contrat est rétroactif et rend caduc les avantages éventuels négociés sur les contrats précédents.

La lettre définit aussi les conditions de rémunération sur les œuvres futures. Or, d’après Emmanuel de Rengervé, juriste au Syndicat national des auteurs et des compositeurs (Snac), la « cession globale d’œuvres futures est prohibée en France ». Il déconseille évidemment aux auteurs et illustrateurs de la signer. (etc.) »