Archives pour la catégorie Le 3e lieu

L’évolution des bibliothèques – un slideshare éclairant

Ci-dessous un Slideshare de Vincent Chapedelaine, travaillant à Montréal pour la structure Espace Temps à Montréal. Il permet de prendre la mesure de ce que pourrait être l’évolution des bibliothèques en fonction de l’intégration de nouvelles pratiques te usagers culturels émergents, notamment autour du numérique.

Le jeu en bibliothèque publique

Cet article sera étoffé progressivement.

Si les ludothèques trouvent peu à peu leur place dans les bibliothèques publiques, à l’heure de la mutualisation ; en revanche, la place du jeu en bibliothèque n’est pas assez questionnée. Les bibliothécaires n’ont pas à devenir ludothécaires  – il ne s’agit pas ici en effet d’évoquer le prêt de jeux. Non, la place du livre est à interroger sous l’angle de l’usage et des pratiques culturelles. Au-delà de la simple dimension ludique, le jeu est un outil d’échanges, de partage et de transmissions de savoirs. C’est donc un objet éducatif. Et, de ce point de vue, sa place est trop limitée en bibliothèque. Il doit justement trouver ou retrouver une place suffisante.

Le dessin

Proposer aux enfants des espaces pour dessiner, pour du coloriage est certes un moyen de les poser, de fixer leur attention ; c’est déjà créer des temps de convivialité pour les parents et leurs enfants, mais également avec les personnels de l’établissement. Les bibliothécaires doivent réinvestir le dessin et le coloriage. Cette pratique est un réel plus. Et le dessin a des vertus importante en matière développement pour l’enfant.

Les jouets

Les jouets ont également toute leur place ; mais, il s’agit là d’introduire principalement des objets ludo-éducatifs, ayant un caractère pédagogique.

Les jeux de société

Les jeux vidéos

La bibliothèque publique d’Amsterdan

La nouvelle bibliothèque publique d’Amsterdam est vraiment à l’image de ce que peut être une bibliothèque 3e lieu : une architecture ouverte sur la ville, une architecture intérieure privilégiant les espaces ouverts, décloisonné, la détente et la convivialité, des collections lisibles et l’omniprésence du numérique.

Quelques liens me semblent intéressants pour se documenter sur cet établissement remarquables à bien des égards :

Une image saisissante :
Public Library Amsterdam (OBA) by Jo Coenen Architects in Amsterdam

Construire, développer et faire vivre une offre de services en ligne en bibliothèque publique

Cet article a fait l’objet d’une présentation détaillée à la Bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence le 20 décembre 2011; il est destiné à être enrichi très progressivement.

Produire une offre de services en ligne structurée en bibliothèque publique repose sur une série de préalables : l’informatisation de l’établissement, l’informatisation des collections, la mise en ligne du catalogue et la possibilité pour les usagers d’accéder à internet au sein de la bibliothèque. Ces pré-requis sont d’ailleurs indispensables.

Tout type d’offre peut se structurer assez simplement de la manière suivante :

1. Le développement de services traditionnels dématérialisés :

  • mise en œuvre d’un site internet,
  • mise en ligne du catalogue,
  • déploiement de services facilitant les relations avec l’usager et les transactions : FAQ, suggestions d’achat, remarques et doléances, bibliographies sur demande, compte lecteur, prolongations de prêt, réservations,
  • enrichissement du catalogue avec une dimension participative et la mise en œuvre de catalogues thématiques en fonction des catégories d’âge,
  • déploiement, autour de ce premier volet, de services techniques relevant du web 2.0 (tags (l’indexation personnelle), flux rss (syndication de contenu), etc.)

2. Le développement d’une offre de collections dématérialisées :

  • en matière de livre numérique,
  • en matière de presse,
  • en matière de cinéma (la Video On Demand (VOD) ou la VàD),
  • en matière de musique en ligne,
  • en matière d’autoformation,
  • pour la jeunesse et les adolescents.

3. Le développement de la production de contenus et leur médiation numérique :

  • le déploiement de services de question/réponse,
  • l’éditorialisation de contenu,
  • le développement de services géolocalisés,
  • la valorisation patrimoniale issue de la numérisation.

Les bibliothèques sont désormais amenées à développer rapidement une offre clairement structurée de services en ligne et la formation des personnels dans ce domaine devient un enjeu majeur (alors même que des clivages professionnels demeurent et que l’informatique – nécessaire – peut continuer à faire peur). Pour déployer une telle offre, le cheminement le plus simple est le suivant :

1. Le développement de services traditionnels dématérialisés :

  • mise en œuvre d’un site internet

Il s’agit là du premier outil nécessaire à l’image de la bibliothèque ; et il est absolument nécessaire de dépasser la simple page d’information sur le site internet de la commune. Or, cette pratique est encore beaucoup trop répandue et elle nuit fortement à l’image de l’établissement auprès des usagers.

  • mise en ligne du catalogue,
  • déploiement de services facilitant les relations avec l’usager et les transactions : FAQ, suggestions d’achat, remarques et doléances, bibliographies sur demande, compte lecteur, prolongations de prêt, réservations,
  • enrichissement du catalogue avec une dimension participative et la mise en œuvre de catalogues thématiques en fonction des catégories d’âge (de ce point de vue les bibliothèques du San Ouest Provence comme celle de Lille ont un temps d’avance),
  • déploiement, autour de ce premier volet, de services techniques relevant du web 2.0 (tags (l’indexation personnelle), flux rss (syndication de contenu), etc.)

2. Le développement d’une offre de collections dématérialisées :

  • en matière de livre numérique

L’offre de livres numériques

La place des liseuses et des tablettes numériques

  • en matière de presse,
  • en matière de cinéma (la Video On Demand (VOD) ou la VàD),
  • en matière de musique en ligne,
  • en matière d’autoformation,
  • pour la jeunesse et les adolescents.

3. Le développement de la production de contenus et leur médiation numérique :

  • le déploiement de services de question/réponse,
  • l’éditorialisation de contenu,
  • le développement de services géolocalisés,
  • la valorisation patrimoniale issue de la numérisation (l’exemple de Gallica parle de lui-même).

Le déroulé possible de la formation.

Développement de la lecture et jeune public en bibliothèque

Les établissements de lecture publique ont pour mission d’amener vers le livre, le savoir et l’information, mais avant tout de développer la lecture. Et, cela passe pas le mise en œuvre très tôt d’actions en directions des enfants, puis des adolescents. Ainsi, le cœur de cible des bibliothèques en matière de public sont les publics dits jeunes. Et les actions à conduire doivent se structurer de manière précise et ordonnée.
Au delà de la nécessité de disposer d’espaces comme de collections adaptés aux différentes catégories de public (tout petits, enfants, adolescents), c’est les projets et les services mis en œuvre qui permettent de conquérir un public et de le fidéliser. Là réside tout l’intérêt du déploiement d’une stratégie de services.
Et la manière de toucher ces catégories d’âge repose et peut reposer sur des actions très diversifiées dont voici un inventaire non exhaustifs :

  • Pour les tout petits, développer des actions de sensibilisation en crèche et à la maternelle, mais également en PMI en privilégiant le contact avec le livre et un travail de lecture à voix haute ; il convient également de prendre en considération la question de la parentalité ; ainsi, le rôle du bibliothécaire n’est alors que celui de passeur : redonner le goût de lire et l’habitude de lire pour leur enfants aux parents (il doit rapidement s’effacer dans ce rapport) ; les CAF travaillent d’ailleurs fortement dans cette direction.
  • Pour cette catégorie d’âge, il semble aussi important de prévoir des temps d’animations et des moments forts sous forme de spectacle, d’expositions (éveillant les sens) ainsi que de temps de paroles et d’échanges pour les parents. La Médiathèque du Grand Troyes propose ainsi un « mois des tout petits » drainant un public nombreux.
  • Pour les enfants, l’offre de services à développer passe par des espaces réaménager, plus ludiques, mis en scène si besoin (l’exemple de la Médiathèque  du San Val d’Europe est assez éclairant de ce point de vue). Cela passe également par l’introduction de jeux très divers permettant aux enfants de s’approprier différemment les espaces mis à leur disposition, mais aussi par la proposition de petites formes (coloriage, instruments de musique, etc.). A cela doit s’ajouter une offre d’animations très diversifiées (heure du conte, petit déjeuner, goûters ludique, projections, ateliers musicaux, club de lecteurs, etc.).
  • Pour les adolescents, il faut recourir aux mêmes propositions en intégrant le jeu vidéo, des jeux adaptés sur place également ainsi qu’une offre documentaire liée à la musique, aux sports (bien différenciée de l’offre documentaire plus classique) ; il convient d’intégrer des espaces de travail mais également de détente où la parole est autorisée. Les projets d’action culturelle à développer passe par des animations allant des jeux de plateau aux club de lecteurs en passant par des concerts (sous la forme de show case). La dimension numérique est à prendre en considération notamment au travers de matériels adaptés (tablettes numériques, wifi, etc.)

Cela demande donc une réelle stratégie de service afin de construire une offre de services très structurée dans le but de toucher l’ensemble de ces tranches d’âge.

Un outil de mobilité développé par Archimed

La société Archimed vient de développer un produit mutualisé pour exposer son catalogue sur mobile et Smartphone à destination des bibliothèques et médiathèques. Il s’agit de l’outil appeler MobiLitté. Il s’agit selon les mots du blog de la société d’une :

«  application prête à l’emploi, accessible par simple abonnement pour la bibliothèque mais entièrement gratuite pour le lecteur, permet à votre établissement d’être visible en un tournemain et de proposer vos services aux lecteurs identifiés dans votre SIGB.

Grâce à MobiLitté, un lecteur peut interroger une base de plus d’un million et demi de livres et vérifier instantanément si l’édition qui l’intéresse est disponible dans votre bibliothèque. La base de données contient toutes les références distribuées en France. »

Elle n’est pour le moment pas déployée en bibliothèque. Il sera intéressant d’observer son usage et son intérêt dès 2012.

Pour Iphone

Le programme scientifique, culturel, éducatif et social en bibliothèque

Le Programme scientifique, culturel, éducatif et social (PSCES) est un outil nouveau en bibliothèque. Il vient de l’expérience des musées et permet de donner un cadre à tout projet de construction, en amont de la rédaction du programme et de la construction. Sa durée optimale est de 3 à 5 ans. Il peut être révisé annuellement en fonction des aléas rencontrés par la collectivité portant la bibliothèque. Cet outil permet au bibliothécaire de poser le cadre dans lequel s’inscrit la bibliothèque, de dresser un portrait objectif de son établissement et d’en tirer des conclusions afin de développement un programme. Le PSCES fixe des objectifs pour l’avenir de l’établissement (et les moyens à mettre en oeuvre pour les atteindre en termes matériels, financiers, humains et organisationnel).