Archives pour la catégorie Médiation numérique

Fin de partie ?

Bonsoir,

ce blog va bientôt cesser d’exister ; il démarre une autre vie sur la plateforme « Hypotheses.org« .

Vous pourrez continuer à lire les billets et à suivre les éléments de réflexion sur le métier sur le carnet de veille et de vulgarisation qui vient d’ouvrir.

La nouvelle adresse du site est la suivante : http://livbibnum.hypotheses.org/

Bonnes lectures et bon vent.

 

Louis Burle

 

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Comment utiliser Facebook en bibliothèque publique ?

Les réseaux sociaux

Les digital natives (les 15-25 ans actuellement) ont des pratiques culturelles finalement très éloignées de leur aînés, notamment en terme d’appréhension des outils numériques. Il leur est devenu normal, grâce aux outils de partage communautaire et d’expression sociale, de s’exposer (se montrer), sans prendre d’ailleurs la mesure des difficultés potentielles qu’il y a à confier des données personnelles à une entreprise (mais également au vu et au su de tout un chacun). L’identité numérique prend désormais une importance capitale au point que des sociétés offrent la possibilité de nettoyer (et/ou soigner) son apparence numérique.

Chaque internaute développe sa propre identité numérique, qui est un prolongement de soi virtuel. L’un des biais les plus usités pour développer cette identité sont les réseaux sociaux, principalement Facebook. La communauté des utilisateurs de ce site internet a désormais dépassé les 500 millions de membres à l’échelle de la planète. Leur nombre ne cesse de croître en France.

Les bibliothèques s’exposent désormais massivement sur la Toile, via leur site web. Toutefois, celui-ci conserve une forte connotation institutionnelle qui nuit à la dimension participative qu’il peut et doit prendre. L’un des moyens de contourner cette difficulté récurrente tient dans le fait d’investir les réseaux sociaux et surtout Facebook. Les bibliothèques de Metz et la BPI ont ainsi développé des pages publiques Facebook et entrent ainsi en interaction de manière renouvelée avec leurs propres usagers et une nouvelle communauté d’internautes.

Elles y développent une approche de la relation à l’usager totalement repensée, notamment en termes de proximité comme de ton. La solennité n’est plus de mise. Toutefois, outre la manière d’être, de se présenter et de communiquer, c’est surtout dans l’offre de contenus qu’une différence de fond se fait jour.

S’exposer via les réseaux sociaux : quelles informations mettre à la disposition des usagers ?

Ces deux exemples permettent de déterminer les informations qu’il convient de proposer aux usagers sur une page Facebook. Ainsi, sans dupliquer les éléments contenus sur le site web de l’établissement, il semble nécessaire d’offrir quelques informations pratiques qui permettront de bien identifier la bibliothèque (le lieu, l’adresse, le site internet, les horaires d’ouverture, la diversité des collections ainsi que les services spécifiques proposés qui font le sel de l’établissement, etc.)

Les bibliothèques de Metz comme la BPI ont choisi de développer une manière très personnelle et personnalisée de se présenter et de s’exposer. Elles éditorialisent les contenus qu’elles mettent à disposition sur leur page Facebook.

Ce sont une partie des animations – finement choisies – qui sont présentées, commentées et qui provoquent une interaction avec les usagers/internautes. Ces bibliothèques s’appuient sur leurs spécificités et se créent une véritable marque de fabrique.

 

La nécessité de produire du contenu : s’exposer sur Facebook amène donc à développer des contenus spécifiques et un ton dédié pour les présenter. L’action culturelle est l’un des vecteurs permettant d’enrichir la page. Au-delà, ce sont des ressources documentaires, vire patrimoniales (pour Metz) présentées et valorisées qui créent les conditions de l’interaction.

En s’exposant ainsi, les bibliothèques ont rejoint les internautes sur leur terrain de jeu. Elles y gagnent en lisibilité et en légitimité en jouant de nouveau un rôle de passeur, de médiation autour de leur force principale, la richesse de leurs collections (pensées comme des ressources documentaires au service d’un projet).

 

L’exemple de la Bibliothèque municipale de Metz

Son directeur a fait le choix stratégique de créer un avatar pour son établissement. Cela lui permet de s’identifier très clairement à la fois sur son site internet et sur les réseaux sociaux. Miss Média est de ce point de vue une réussite. Cet avatar est également utilisé dans la communication courante de l’établissement.

La page Facebook des bibliothèques/médiathèques de Metz joue à la fois sur la communication institutionnelle et sur une communication décalée. Les personnels en sont des acteurs à part entière et sont pleinement valorisés.

Il s’agit là d’un outil permettant de repenser sa communication, de manager différemment les équipes de professionnels et de faire considérablement évoluer l’image de la bibliothèque.

Les contenus proposés portent su l’actualité de la bibliothèque, ses collections, l’action culturelle et sur l’évolution de la société, toujours du point de vue du bibliothécaire ; tout cela est fait avec réel propos, parfois un regard décalé.

La gestion des usagers dans le cadre de la mise à disposition de postes internet : quid de Facebook ?

Facebook est également un outil du quotidien pour une part du public potentiel des bibliothèques ou les fréquentant, en particulier les digital natives. L’usage individuel des réseaux sociaux en bibliothèques ne doit pas être proscrit, bien au contraire.

En revanche, un minimum de contrôle s’impose en matière d’usage collectif ; car s’exposer sur les réseaux sociaux pour les adolescents peut être une forme de jeu, au delà de la dimension narcissique et de construction de son identité. De fait, l’usage collectif de l’outil internet et des réseaux sociaux sur les postes mis à disposition engendre du bruit, du remue-ménage ; cela nécessite de pouvoir contrôler visuellement ce qui se passe et tout au moins de limiter les effusions. L’usage collectif combine discussions, rires, prises de photographies, enregistrement vidéos et mises en ligne. On discute, on partage et on commente virtuellement et de vive voix la page de l’autre et les commentaires faits.

Cet exercice est presque un jeu, un moment ludique (en dehors de l’exposition de soi).

Au final, il faut laisser la plus grande liberté aux usagers, tout en rappelant les règles prévalant en bibliothèques.

 

Un entretien avec Lionel Dujol : la médiation numérique

Lionel Dujol est en charge de la médiation numérique au sein de la médiathèque de Romans. Il est spécialiste des questions de médiation numérique et anime un blog sur le sujet.

Il a développé tout un discours sur la question et anime une formation sur ce thème avec Sylvère Mercier pour le compte de l’Inet (BiblioQuest).

Quel est votre parcours ? et comment en êtes vous arrivé à la médiation numérique ?

Je suis historien de formation et je me destinais à être enseignant chercheur en histoire urbaine. Je n’avais ni la fibre du bibliothécaire et ni un amour particulier pour les livres. Je suis arrivé dans le monde des bibliothèques par un concours de circonstance …. Concours que j’arrive néanmoins à décrocher en 1998, date à laquelle j’arrive à Romans sur Isère. J’étais internaute et très intéressé par l’émergence de ce que nous appelions à l’époque les autoroutes de l’information. Et c’est tout naturellement – presque par défaut – que je m’occupe du projet du site web de la médiathèque. En fait, il ne s’agissait pas d’un site a proprement parlé mais d’un opac web qui brillera par sa froideur et sa rigidité technique. Je comprends que cet outil ne pourra jamais être celui qui nous donnera une présence web digne de ce nom. Cette frustration va être le départ de ma réflexion sur ce que nous appelons aujourd’hui la médiation numérique.

Qu’est-ce que la médiation numérique selon vous ?

Silvère Mercier a proposé une définition qui fait autorité aujourd’hui :

“La médiation numérique est une démarche visant à mettre en œuvre des dispositifs de nature techniques, éditoriaux ou interactifs pour favoriser l’accès organisé ou fortuit, l’appropriation ou la dissémination de contenus à des fins de diffusion des savoirs et des savoir-faire.”

Il s’agit d’organiser une rencontre. Celle d’une offre et d’une demande documentaires. Mais cette rencontre ne peut s’effectuer dans la prescription d’un seul et unique parcours vers les collections. L’usager est multiple, emprunteur ou simple consultant, inscrit ou non inscrit, usager internaute de la bibliothèque hybride ou internaute usager de la bibliothèque en ligne seulement, habitant du territoire physique ou habitant du territoire numérique. Toutes les combinaisons sont possibles. La bibliothèque se doit de proposer le plus grand nombre possible de portes d’entrée vers les collections. Le site institutionnel de la bibliothèque et son catalogue en sont une. Nous devons en proposer d’autres. Aux bibliothécaires d’orienter l’usager internaute plus que lui prescrire un parcours.

De nombreuses bibliothèques ont déjà engagé ce travail en s’emparant des nombreux outils du web social, les blogs ou encore les réseaux sociaux. Ces espaces sont souvent pensés comme des annexes du site de la bibliothèque sur le web social. Des outils de dissémination de l’information institutionnelle qui s’inscrivent dans une stratégie de communication afin de faire mieux connaître l’institution et donner une image moderne de la bibliothèque et de ses agents.

Mais cette approche n’est pas suffisante, il faut aussi proposer et disséminer des contenus éditorialisés présentant une plus value informationnelle certaine. Cette large diffusion d’informations à valeur ajoutée est une condition nécessaire pour susciter des interactions avec des internautes, pour participer à la médiation culturelle sur internet qui est aujourd’hui organisée par les vendeurs et les grands médias. Une véritable force à l’heure où beaucoup d’usagers internautes se perdent dans la jungle informationnelle et sont demandeurs de recommandations, de pistes à explorer. Il est important que la bibliothèque se positionne au sein des communautés d’intérêt qui animent le web social et qui vont bien au delà des usagers de la bibliothèque.

Si la gestion d’un fonds documentaire reste un pilier de notre métier, il n’est plus exclusif. La gestion de « sa visibilité », la recommandation de ressources externes et l’animation du réseau des lecteurs et/ou des communautés d’intérêts potentiels rattachés à ces documents sont d’une importance égale si ce n’est plus à l’heure du web social. La bibliothèque s’éditorialiste, le bibliothécaire devient le “journaliste de ses collections” et des ressources web qu’il aura repérées. Il s’agit ni plus ni moins de mettre à disposition de tous – usagers et internautes – une expertise bibliothécaire au sein de la société du savoir et de l’information qui s”inscrit dans un territoire physique et numérique. Une médiation globale dans un espace documentaire pensé de manière global. C ‘est ce que nous essayons d’expérimenter dans les Médiathèques du Pays de Romans.

Au-delà de votre travail de veille, qu’expérimentez-vous au sein des Médiathèques du Pays de Romans ?

En 2006, nous lançons Everitouthèque, un blog de recommandations de lecture et d’écoute à travers des thèmes et des genres forts. L’écriture est collaborative. Une vingtaine de bibliothécaires, des lecteurs, des libraires locaux, des partenaires contribuent. Le succès de ce blog a permis de valider le projet de médiation numérique des collections au sein des Médiathèques du Pays de Romans. Cela s’est traduit par la création d’un poste de responsable des services numériques et de la médiation numérique des collections – poste que j’occupe. Aujourd’hui nous avons un portail de contenus, une page Facebook et un compte twitter portant l’identité numérique institutionnelle. L’identité thématique de la bibliothèque est elle défendue via quatre blogs, un profil Facebook sur la Bédé et un compte twitter sur la culture numérique. S’y ajoute de nombreux outils de scénographie numérique des collections tels que des cartes, des frises chronologiques ou des « dossiers documentaires animés » conçus avec le service Prezi.

La médiation des collections est enfin globale et se décline sur des supports tangibles. La médiation est donc organisée en un écosystème informationnel dans lequel chaque contenu se ré-impacte sur tous les supports. La médiation dans le lieu physique doit exister dans l’espace numérique de la bibliothèque et vis et versa.
Ce travail de médiation numérique ne s’improvise pas et ne se résume donc pas au simple fait d’ouvrir un blog ou une page sur Facebook. La réussite de ces dispositifs s’appuie sur un projet éditorial et une (ré) organisation de la bibliothèque. Organisation d’une chaîne de publication et de validation des contenus proposés par la bibliothèque, intégration de ce travail dans le temps de travail effectif des agents, révision des profils de postes pour les bibliothécaires producteurs de contenus, mise en place d’un plan d’accompagnement de tous les agents afin qu’une culture numérique commune existe au sein de l’équipe. Il s’agit notamment de cycle de conférences en interne, “Les jeudis du numérique”, d’un portail interne de veille “Face B” ou encore de favoriser l’auto-formation et sa valorisation.

La lecture et la culture de l’écran

La dernière enquête de l’Insee parue dans Insee Première porte sur les conditions de vie des français et en particulier l’évolution de la gestions du temps sur une journée de vie moyenne. Elle montre en termes de temps consacré aux loisirs une augmentation régulière du temps passé devant les écrans, et surtout une érosion régulière du temps consacré à la lecture. Les analystes écrivent ainsi que : « Le temps consacré à la lecture (livres, journaux, y compris lecture de journaux sur Internet) a diminué d’un tiers depuis 1986, perdant 9 minutes par jour. Les inactifs et les chômeurs ont particulièrement contribué à cette évolution, mais en fait, tout le monde lit de moins en moins. Les retraités restent les plus gros lecteurs, avec plus d’une demi-heure de lecture par jour.  »

La culture de l’écran s’impose de manière nette. Le temps de loisir consacré à l’écran est en moyenne de 2h30 en 2011. Et, « si le temps passé devant la télé croît avec l’âge, ce n’est pas le cas du temps passé devant un écran. En effet, les plus jeunes passent plus d’une heure par jour en moyenne devant un écran d’ordinateur, tandis que les plus de 50 ans ne lui accordent que 20 minutes. Les lycéens et les étudiants ont en partie remplacé la télévision par l’ordinateur et l’Internet : une demi-heure de moins pour la première, trois quarts d’heure de plus pour les seconds. Quel que soit l’âge, il s’agit d’une activité typiquement masculine : les hommes de moins de 25 ans passent ainsi une demi-heure de plus que les femmes du même âge devant un ordinateur. »

 

 

Toutefois, la lecture reste un loisir d’importance et est mieux considéré que l’informatique ou le temps passé sur Internet. Mais sa place recule également.

 

 

Les bibliothèques ont donc à s’adapter à cette situation qui se confirme enquête après enquête. La place de la lecture recule dans notre société, celle du livre également. Ce n’est cependant pas le cas de la place de l’écrit. Car Internet est à la fois le lieu de la culture de l’image et celui de la culture de l’écrit. L’écran doit donc poursuivre sa pénétration dans les bibliothèques ; et ces dernières ont à inventer de nouvelles formes d’accès à l’écrit et au savoir. C’est en cela que la médiation numérique se justifie pleinement.

Babelio : un entretien avec Pierre Frémeaux

Pierre Frémeaux dirigeant la société Babelio a bien voulu répondre à quelques questions.

Quelle est l’idée qui est à la genèse du projet Babelio ?

A partir du milieu des années 2000, internet a connu une mutation technologique et sociologique importante, de média de consultation qu’il était, il devient un média de participation. Très vite nous avons pensé que cela ouvrait une opportunité pour transférer le bouche à oreille sur internet, notamment pour la recommandation et l’échange de lectures. Parallèlement, la bibliothèque personnelle est un élément d’identité culturelle très fort, tous les grands lecteurs savent cela : quand on est invité pour la première fois chez quelqu’un on scrute sa bibliothèque et on devine des possibilités de partage, on découvre des oeuvres qu’on aimerait lire, qu’on a lu, qu’on ignore totalement etc. Babelio est un peu né à la croisée de ces deux sujets : le réseau social et la bibliothèque personnelle. Le site est ainsi devenu tout à la fois un outil pour créer des listes de lecture – une bibliothèque virtuelle en quelque sorte – et un outil pour partager des lectures, des avis, des extraits, des suggestions etc.

Quel est aujourd’hui le modèle économique de Babelio et ses limites ?

Le modèle est double :

  1. offrir aux éditeurs une caisse de résonance pour la sortie de leurs nouveautés, c’est un outil de promotion qui passe par des formats classiques (la publicité sous plusieurs formats possibles) ou interactifs (jeux concours, jurys littéraires en ligne, services de presse en ligne où des titres sont envoyés à des chroniqueurs en l’échange d’une chronique)
  2. offrir des outils de recommandation aux bibliothèques (notre service babeltheque.com) : Les usagers des bibliothèques sont en demande de recommandation et de conseil. Aujourd’hui la seule information différenciante dont dispose un usager cherchant un titre dans un OPAC, c’est – à peu de choses près – la disponibilité. Notre service permet d’enrichir les notices bibliographiques avec tout le savoir-faire de notre communauté de passionnés et de nos outils technologiques, parfois très complexes. On retrouvera ainsi sur une notice de bibliothèque : des avis d’internautes, des critiques de professionnels, des chroniques de presse, des extraits de l’œuvre, des nuages de mots clés d’indexation, des suggestions de lecture, des vidéos d’auteur etc. Tout cela permet d’enrichir l’expérience de l’usager dans l’OPAC et de favoriser les emprunts en bibliothèque.

Une limite du modèle économique peut être : comme le disait http://bibliotheque20.wordpress.com/ « On n’avancera pas en attendant l’outil parfait. On avancera en participant de l’élan : en faisant des trucs, ou en sponsorisant des trucs à potentiel » . Il y a quelques années, certaines bibliothèques étaient réticentes à ces services car ils souhaitaient que ce soient les participations de LEURS usagers qui alimentent l’OPAC : nous avons tenté d’expliquer à plusieurs reprises qu’une communauté ne se créait pas par l’adjonction de fonctions sociales et que notre métier était justement d’enrichir les catalogues de notre expérience en ce domaine. Aujourd’hui ce débat est tranché, comme l’a noté récemment Bibliobsession ici « les catalogues de bibliothèque ne seront pas massivement participatifs« , pendant ce temps les catalogues n’ont pas de services de recommandation et c’est surtout, outre notre produit, l’usager qui en pâtit.

Où en est l’action entreprise en termes statistiques ?

Nous sommes très transparents en terme de statistiques, vous pourrez ainsi retrouver tout cela sur le site. Aujourd’hui Babelio est la toute première communauté de lecteurs, nous réunissons

  • 500 000 visiteurs chaque mois et 38 000 membres inscrits, qui ont contribué en ajoutant
  • 86 113 citations et extraits choisis- 135 496 critiques et avis de lecteurs et professionnels
  • 1 637 521 livres catalogués
  • 1 826 571 tags d’indexation
  • 36 668 vidéos d’auteurs
  • 46 649 biographies d’auteurs

Quels sont vos projets pour la prochaine année ?

Ils sont nombreux, nous avons des fonctionnalités à apporter au site, qui seront transférées également sur Babeltheque. Nous pensons notamment, maintenant que la communauté s’est élargie, à améliorer les fonctions de distinction par genre littéraire. Par ailleurs nous avons travaillé avec des partenaires externes pour agréger du contenu (40 sources de critiques de presse, des vidéos issues de l’INA ou des sites de partage etc.), c’est aussi un sujet que nous allons creuser, afin d’enrichir la base de données.

Quel type d’offre avez-vous développé pour les bibliothèques ? et quelles relations entretenez-vous avec ces/les bibliothèques (Toulouse, San Ouest Provence, etc.) ?

Babelthèque est l’offre évoquée ci-dessus d’enrichissement du catalogue, qui s’intègre aux OPAC par un simple webservice. Un point peut être à préciser : aujourd’hui Babelthèque offre à la fois du contenu (critiques d’internautes et de professionnels, chroniques de presse, extraits, vidéos, etc.), des services (outil de contribution dans l’OPAC, modération des contenus par nos soins etc.) et des technologies. Sur ce dernier point en particulier nous avons passé beaucoup de temps à raffiner notre moteur de recommandation de lecture (qui permet de dire à l’usager « Si ce livre vous plaît la bibliothèque vous recommande également tel ou tel autre présents dans le catalogue« ), qui est un problème très complexe. En outre nous avons fait de nombreux traitements algorithmiques, documentaires ou sémantiques pour filtrer les mots clés d’indexation (cf : http://www.scribd.com/doc/37162752/L%E2%80%99indexation-communautaire-en-bibliotheque).

En terme de relation, que dire? Pascal Krajewski à Toulouse a joué un rôle très important dans l’établissement de ce projet (je crois qu’on peut dire que Babeltheque ne serait probablement pas né sans lui). C’est effectivement Toulouse qui est venu nous voir alors que nous connaissions très mal le monde des bibliothèques publiques, et a eu l’idée tout en conservant beaucoup de pragmatisme opérationnel : de fait le premier produit est né extrêmement vite de cette collaboration. Ensuite nous sommes évidemment en contact avec l’ensemble des bibliothèques qui nous font des retours pour améliorer le produit.

Cette entreprise produit des services communautaires et participatifs de qualité à destination des e-lecteurs et désormais son offre pour les bibliothèques commence à s’implanter. Elle est complémentaire des possibilités techniques offertes par les OPAC enrichis dont les bibliothécaires ne se saisissent pas systématiquement.

Un outil de mobilité développé par Archimed

La société Archimed vient de développer un produit mutualisé pour exposer son catalogue sur mobile et Smartphone à destination des bibliothèques et médiathèques. Il s’agit de l’outil appeler MobiLitté. Il s’agit selon les mots du blog de la société d’une :

«  application prête à l’emploi, accessible par simple abonnement pour la bibliothèque mais entièrement gratuite pour le lecteur, permet à votre établissement d’être visible en un tournemain et de proposer vos services aux lecteurs identifiés dans votre SIGB.

Grâce à MobiLitté, un lecteur peut interroger une base de plus d’un million et demi de livres et vérifier instantanément si l’édition qui l’intéresse est disponible dans votre bibliothèque. La base de données contient toutes les références distribuées en France. »

Elle n’est pour le moment pas déployée en bibliothèque. Il sera intéressant d’observer son usage et son intérêt dès 2012.

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