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Un agrégateur de contenus numériques : Libook

 

De l’autre côté de la frontière, ma foi,  le livre numérique se développe également et les préoccupations sont similaires à ce qui se déroule dans l’hexagone, comme à l’accoutumée par trop replié sur lui-même. L’édition numérique comme la diffusion numérique se structurent à grande vitesse. Un acteur développant des solutions pour Ipad et Kindle surnage ; il s’agit de la société Libook ; son catalogue n’est pas encore très conséquent ; mais, il n’y a pas de quoi rougir.

 

 

 

Comme ils l’écrivent : « LiBook propose son savoir-faire dans la diffusion et la promotion de livres électroniques (eBooks) sur les plateformes de distribution Amazon Kindle (pour Kindle, Android, iPad, etc.), ainsi qu’Apple Store (pour iMac, iPhone et iPad).  » Une entreprise à suivre donc.

 

Immatériel – un agrégateur de livres numériques

L’entreprise Immatériel propose de construire pour les libraires, les éditeurs et les bibliothèques des solutions de vente ou de prêt de livres électroniques en ligne.

Une petite vidéo permet de bien se rendre compte de leur offre de services.

Distribution numérique from immatériel·fr on Vimeo.

L’offre illégale de livres numériques

Le Motif poursuit depuis 2009 une étude approfondie de l’offre illégale de livres numériques disponibles en téléchargement. Elle est édifiante et montre une progression constante de l’offre. Il n’y a pas d’accélération exponentielle, mais une croissance continue. Cela tend à justifier pour partie l’attitude des éditeurs français (même si celle-ci a évolué depuis la fin de l’année 2011 après la signature d’une série d’accords avec Amazon).

Un extrait édifiant issu de la synthèse :  » Le développement des usages de lecture numérique  (avec celui des liseuses et tablettes) crée une demande. Les principaux «fonds de catalogue» étant désormais piratés, les titres nouvellement mis à disposition sur les circuits de diffusion illégaux sont des ouvrages plutôt récents, de fait encore disponibles à la vente. Sans surprise, le piratage s’accroît, relativement mais sûrement. Aujourd’hui, l’on s’accorde à penser que c’est à l’offre légale de se présenter comme la meilleure rivale du piratage (par un développement en quantité comme en «attractivité» – prix, qualité, facilité d’accès, interopérabilité, services associés, etc.). Cependant, nous nous trouvons encore dans la situation de transition que nous évoquions l’an passé : alors que l’offre légale se développe, l’offre pirate ne décroît pas. Elle témoigne par ailleurs de la forte notoriété de certains auteurs et ouvrages, notamment les livres pratiques, à consommation immédiate (voire quasi compulsive pour les mangas). »

L’intégralité des études se trouve sur le site du Motif :

  1. 2009
  2. 2011
  3. 2012

 

Un article de Rue 89 sur la question du droit d’auteur et du livre numérique en Jeunesse

Rue89 pointe une difficulté chez Milan Jeunesse. L’article a été rédigé par Aurélie Champagne. Il met en lumière quelques difficultés liées à l’adaptation des contrats au numérique ainsi que le fait que certains auteurs ne comprennent pas les nouveaux enjeux dans ce domaine en matière de respect de la propriété intellectuelle.

« Une mystérieuse lettre-contrat invite les auteurs et illustrateurs des publications de cette filiale de Bayard à céder certains de leurs droits sur leurs œuvres futures.

Les unes de Toupie, Toboggan, Moi je lis et Wapiti, Milan Presse, Bayard, 2011

Ils sont illustrateurs ou auteurs pour les magazines Toboggan, Toupie, Histoires pour les petits, Wapiti, J’apprends à lire, Moi je lis ou Julie. Depuis un peu plus d’un an, Milan Presse, filiale du groupe Bayard, leur demande de signer un nouveau document : une lettre-accord « encadrant » leurs conditions de travail.

« Une lettre incompréhensible », selon Clémentine, illustratrice, « du jargon juridique ». L’idée : ceux qui ne signeront pas cette lettre ne pourront pas travailler pour les diverses publications de Milan.

Céder ses droits sur ses œuvres futures

Voir le document

(Fichier PDF)

Cette lettre a valeur de contrat. Elle définit en des termes non-négociables les modalités d’exploitation et de ré-exploitation des créations à venir.

Les auteurs sont invités à céder leurs droits sur l’exploitation numérique et internationale de leurs œuvres. Le contrat est rétroactif et rend caduc les avantages éventuels négociés sur les contrats précédents.

La lettre définit aussi les conditions de rémunération sur les œuvres futures. Or, d’après Emmanuel de Rengervé, juriste au Syndicat national des auteurs et des compositeurs (Snac), la « cession globale d’œuvres futures est prohibée en France ». Il déconseille évidemment aux auteurs et illustrateurs de la signer. (etc.) »

L’écrivain dans l’univers numérique

La SCAM a organisé en janvier dernier un débat sur le thème de « l’écrivain au cœur du numérique ». Une vidéo publiée sur dailymotion donne accès à l’intégralité des échanges. Les participants sont les auteurs et personnalités faisant autorité dans le domaine. Il est vrai qu’ils ne sont pas si nombreux.

http://www.dailymotion.com/embed/video/xgmmhx
L'écrivain au cœur du numérique par La_Scam

Le prix du livre numérique – conditions d’application en France

Le décret (2011-1499) du 10 novembre 2011 permettant de fixer un prix pour le livre numérique vient de paraître au journal officiel ; ce décret est pris en application des articles 1 et 2 de la  loi du 26 mai 2011 relative au prix du livre numérique :

« La présente loi s’applique au livre numérique lorsqu’il est une œuvre de l’esprit créée par un ou plusieurs auteurs et qu’il est à la fois commercialisé sous sa forme numérique et publié sous forme imprimée ou qu’il est, par son contenu et sa composition, susceptible d’être imprimé, à l’exception des éléments accessoires propres à l’édition numérique. »

La loi détermine le prix de cette manière (article 2) :

« Toute personne établie en France qui édite un livre numérique dans le but de sa diffusion commerciale en France est tenue de fixer un prix de vente au public pour tout type d’offre à l’unité ou groupée. Ce prix est porté à la connaissance du public. »

Une exception est prévue pour les institutions publiques ou privées pour des licences destinées à un usage collectif (cela permet donc le prêt numérique en bibliothèque):

« Les licences bénéficiant de l’exception définie au présent alinéa doivent être destinées à un usage collectif et proposées dans un but professionnel, de recherche ou d’enseignement supérieur dans le strict cadre des institutions publiques ou privées qui en font l’acquisition pour leurs besoins propres, excluant la revente. »

Le décret (2011-1499) du 10 novembre 2011 définit des critères permettant de fixer le prix du livre numérique ; ces derniers portent sur lecontenu de l’offre, les modalités d’accès ainsi que les modalités d’usage :

« ― le contenu d’une offre peut être composé de tout ou partie d’un ou plusieurs livres numériques ainsi que de fonctionnalités associées ;
― les modalités d’accès au livre numérique s’entendent des conditions dans lesquelles un livre numérique est mis à disposition sur un support d’enregistrement amovible ou sur un réseau de communication au public en ligne, notamment par téléchargement ou diffusion en flux (« streaming ») ;
― les modalités d’usage du livre numérique se rapportent notamment au caractère privé ou collectif de cet usage, à la durée de mise à disposition du livre numérique, à la faculté d’impression, de copie et de transfert du livre numérique sur divers supports de lecture. »

Ce décret vient donc donner un cadre précis au prix à fixer par l »éditeur au livre numérique. En revanche, rien n’est dit sur le taux de TVA s’appliquant ; celui demeure à 19,6%.